Le parrain

Auteur de BD et illustrateur réputé, Loustal revient avec "Bijou" et expose ses "Carnets de voyage".

Loustal, un grand nom de la BD française

Architecte de formation, Loustal s’est fait remarquer, notamment par la qualité de ses aquarelles et sa technique du texte off placé sous le dessin.

Il a publié déjà 4 récits avec Philippe Paringaux, Cœurs de sable, Barney et la note bleue.

Dans sa dernière BD, une fois n’est pas coutume, le héros de Bijou n’est pas un personnage à proprement parler, mais un diamant qui circule de mains en mains entre 1907 et 2009.

Loustal : Carnets de voyages

Loustal : Carnets de voyages (présentation Olivier Barrot - Images d'archive INA)

Découvrez son interview dans Chaville Magazine

Parlez-nous de Bijou, votre dernière BD.

Bijou retrace l’histoire d’un diamant qui traverse le XXe siècle et passe de main en main, au gré des histoires d’amour, des faillites, des aventures rocambolesques et des accidents de parcours. L’histoire débute au moment de la ruée vers l’or en Alaska en 1898 et court jusqu’à la mort d’Alain Bashung, en 2009.

C’est une BD très visuelle, avec deux planches par page… C’était une volonté de votre part ?

En effet, j’avais envie de sortir des contraintes inhérentes à la BD et de revenir au format de mes débuts avec 2 ou 3 images par page, comme j’ai pu le faire à l’époque avec Philippe Paringaux. Mais pour cela il fallait trouver l’auteur et le scénario ad hoc.

J’ai toujours accordé une grande importance au rapport image-texte. C’est mon éditrice qui m’a proposé le scénario de Fred Bernard, avec qui je n’avais encore jamais collaboré. J’ai beaucoup aimé ce travail qui m’a permis de me plonger dans différents univers du siècle dernier.

Lors de Chaville en BD, plusieurs de vos planches seront également exposées. Comment les avez-vous sélectionnées ?

Avec les organisateurs, nous avons choisi de privilégier la nouveauté ! On retrouvera donc plusieurs planches de Bijou, mais aussi plusieurs extraits de mes carnets de voyage publiés aux éditions de la Table Ronde.

Ces carnets constituent aujourd’hui un autre pan important de votre travail…

Oui, j’ai toujours aimé voyager et dessiner les scènes ou les paysages qui s’offraient à moi. Depuis 1981, je publie environ tous les 5 ans un nouveau carnet. C’est un travail plus personnel que je fais en toute liberté et qui me permet de varier les techniques.

Et lorsque je ne peux pas dessiner sur place, je prends des photos, un peu comme les notes que prendrait un écrivain, pour les restituer ensuite à l’encre, l’aquarelle, en passant par le fusain ou le lavis. Mon prochain carnet portera entre autres sur la Terre de feu